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DS 9 : Le premium autrement

Alternative très intéressante dans la catégorie, la DS 9 démarre à 54 990 euros. Croyez-nous, c’est un bon prix pour ce qu’on a. | © DS

Voitures et mobilité

Après une citadine et des SUV, DS se lance enfin avec ce que nombre d’observateurs attendaient : une berline.

 

Par Stéphane Wamat

Pour la DS 9, rude mission que d’affronter les références très largement appréciées que sont la Mercedes Classe C, la BMW Série 3 et l’Audi A4. La question est : qu’a-t-elle à leur opposer ?
Son look ? Peut-être, mais alors il faut observer les détails. Car globalement, les formes de la DS ne sont pas moins classiques que celles des allemandes. Mais il y a les petites choses, comme les phares, les feux arrière en écailles, le « sabre » en alu guilloché qui traverse le capot, les rappels de clignotants aux coins supérieurs de la lunette arrière (clin d’œil à la Citroën DS originelle) qui font la différence.

En revanche, on comprend dès la première seconde à bord qu’on a affaire à une certaine vision du luxe. Les différents univers, les diverses façons de travailler le cuir (façon sac Chanel sur le tableau de bord, ou façon bracelet de montre de luxe sur les sièges), les harmonies de couleurs, les petits éléments finement ciselés pour le volume de la radio ou les vitres électriques, et même le style presque dérangeant au départ du tableau de bord numérique, tout cela crée une impression très différente de ce qu’on peut percevoir dans les allemandes, qui semblent soudain trop standardisées.

 

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Côté mécanique, la DS 9 ne reçoit que de l’hybride rechargeable. Un moteur essence 1,6 turbo est associé à un ou deux moteurs électriques pour des puissances respectives de 225 et 360 chevaux, avec quatre roues motrices dans le second cas. La voiture a donc tout ce qu’il faut d’allant à ce niveau, mais qu’en est-il du confort ? La DS 9 reçoit en série des suspensions pilotées pré-adaptées à la route grâce à des capteurs qui scannent la route devant la voiture. Elle est donc remarquablement confortable !

Ce n’est bien sûr pas une Rolls, et un amortissement plus ondulant, qui aurait encore plus affirmé la différence de la DS dans une catégorie où un maintien de caisse rigoriste est la norme, ne nous aurait pas déplu. N’empêche, la française a le talent de très bien arrondir les angles des nids-de-poule.

Alternative très intéressante dans la catégorie, la DS 9 démarre à 54 990 euros. Croyez-nous, c’est un bon prix pour ce qu’on a.

L’avis de la famille Lamarche

« Pas mal, pas mal… D’habitude, c’est le public qui dit que toutes les voitures se ressemblent, mais cette fois, c’est nous qui trouvons la DS 9 plus “différente” que ce qu’en dit Stéphane Wamat. Bien sûr, on ne va pas se tordre le cou en la regardant passer, mais on lui trouve un charisme discret. Ça existe ? On dirait que oui. En effet, l’ambiance à bord est très spéciale. C’est français, dans le bon sens du terme. C’est “Paris sera toujours Paris”. Très classe. Les places arrière sont immenses pour la catégorie. Et vraiment, le confort est plus que convaincant. D’autant que nous avons fait notre petit essai en 100 % électrique. C’est comme si nous glissions sur la route. Enfin, roulement de tambour… le coffre. 510 litres, dans une voiture de près de cinq mètres, ça nous déçoit un peu. Mais bon, c’est un volume qui laisse déjà de belles possibilités. Elle nous plaît bien, cette DS. Ça change des allemandes. Ce n’est pas mieux, mais ce n’est surtout pas moins bien. »

 

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L’avis de l’expert en ecoconduite

Par un malheureux concours de circonstances, je n’ai hélas pas pu réaliser un test in extenso des performances énergétiques de la DS9 225 ch. Il m’est donc par exemple impossible de me prononcer sur l’autonomie électrique annoncée de 48 km, si ce n’est qu’elle est relativement honnête vue la modeste capacité des batteries (11,9 kWh). Ce que je peux en revanche dire, c’est qu’un parcours riche en arrêts et redémarrages, réalisé avec des batteries vides, donc en fonctionnement hybride, a livré une moyenne de 5,3 l/100 km. D’expérience, je dirais que la moyenne aurait été d’un peu plus de 6 l/100 km si nous avions roulé en ville en heure de pointe. Et ça, ce n’est vraiment pas mal pour une berline de cette stature. Promis, quand nous sera donnée l’occasion d’essayer la version 360 chevaux, nous vous en dirons plus.

Données techniques

L/l/h (mm) : 4 934/1 932/1 460
5 places – 1 390 kg – Moteur 4 cyl. essence hybride rechargeable 1,6 litre Puissance : 225 ch – Couple : 360 Nm Conso WLTP : 1,5 l/100 km
Autonomie WLTP : 48 km – CO2 WLTP : 33-35 g/km – Prix : 54 990 euros

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