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BMW 420D Cabrio : En voie de disparition

D’emblée, on réalise à quel point ce type de voiture se fait rare.... | © BMW

Voitures et mobilité

Elle est toute nouvelle, on s’en réjouit, et pourtant…

 

Par Stéphane Wamat

S’il y a bien un modèle classique sur le marché, c’est la BMW cabrio. Elle s’appelait jusqu’à il y a quelques années Série 3 Cabrio, et maintenant Série 4 pour d’obscures raisons de marketing. Mais au fond, c’est toujours la même lignée, dont la dernière héritière en date arrive aujourd’hui sur la route. D’emblée, on réalise à quel point ce type de voiture se fait rare.

Réfléchissez : combien y a-t-il encore de cabrios familiaux ? Mercedes Classe C ? Fini. Audi A4 ? Fini. Et chez les constructeurs plus généralistes ? Fini, fini, fini. Même la Golf a disparu.
Explications ? Le SUV a tué le cabrio abordable. C’est dire si essayer cette Série 4 s’avère aujourd’hui particulièrement savoureux. Et ce n’est pas tout, car sous le capot de la voiture qui nous a été confiée, il y avait un 2 litres… diesel !

 

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A l’heure où les constructeurs misent à fond sur l’électrification et, parallèlement, tâchent d’éviter les éclaboussures du dieselgate, c’est plutôt curieux. Autant vous le dire, la 420d Cabrio n’est pas la BMW à l’âme sportive dont on a l’image. C’est une voiture plaisir, avec laquelle on profite confortablement à quatre (car les places arrière sont suffisantes – mais pas plus – pour deux adultes) du moindre rayon de soleil. Oui, elle peut être rapide, et son comportement est efficace, d’autant que la rigidité est de très bon niveau pour un cabrio.

Mais pourquoi diable s’est-on extasié si longtemps sur les performances du diesel ? Car franchement, malgré ses 400 Nm, jamais ce moteur ne met autant de vie dans la voiture qu’un moteur essence, même moins puissant. Cet essai nous rappelle donc que oui, peut-être bien qu’on a beaucoup trop mis le diesel en avant, et qu’il a du coup quitté sa vraie place : celle de mangeur de kilomètres. Cela étant, il faut aussi admettre que la souplesse du moteur contribue à faire de la 420d Cabrio une fabuleuse voiture de balade. Et comme nous l’avons eue durant une pleine semaine de soleil, nous avons eu du mal à en rendre les clés.

Mais, définitivement, nous ne regrettons pas que le diesel ait disparu des « voitures à sensations ». Car de sensations, il n’en donne guère. Si c’est ce que vous cherchez, il y a des Série 4 Cabrio avec des blocs essence de 184 à 510 ch. La BMW Série 4 Cabrio démarre à 54 450 euros TVAC.

 

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L’avis de la famille Lamarche

« Rien à dire : une Série 3 Cabrio (pardon, Série 4, c’est vrai), ça le fait toujours. Sobre, élégante, luxueuse sans être tapageuse. Qui n’en a pas rêvé à 20 ans ? En tout cas, nous, on l’adore ! Et c’est une voiture qu’on peut facilement utiliser en famille, pour peu qu’on n’ait que deux enfants. Ils ont suffisamment de place pour les jambes, des sièges agréables et même sans filet, il n’y a vraiment pas trop de vent dans l’habitacle quand on roule ouvert. Qu’est-ce que c’était bon, cette balade à quatre au soleil ! Les week-ends n’ont pas du tout le même goût avec une voiture comme ça. Bon, c’est vrai que le diesel ne donne pas le frisson, mais il est parfait pour rouler cool. Au final, nous sommes d’accord : il y en a aujourd’hui bien trop peu, des voitures comme celle-là. »

L’avis de l’expert en écoconduite

Essayer une Série 4 diesel est très riche en prises de conscience. Celle sur la place trop importante qu’a eu le diesel en est une, mais il y a aussi celle concernant l’absurdité de sa mise à l’index. Car nous avons roulé une semaine dans une voiture de 1 700 kilos (ce qui ne constitue pas un poids plume) équipée d’une boîte auto, sans nous priver, et surtout sans la moindre assistance électrique proprement dite, en ne consommant en moyenne que… 5,4 l/100 km. Même si leur réaction est souvent excessive, les « antiélectriques » n’ont pas tort : le diesel reste une référence sur le bilan énergétique. Et il est très probable que personne n’en disconviendrait si un constructeur, qu’il est inutile de mentionner encore, n’avait jugé bon de tricher, précipitant ainsi le basculement vers une électrification dont pas grand-monde ne veut vraiment, et pour laquelle encore moins sont prêts. Quelle tristesse !

 

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Données techniques

L/l/h (mm) : 4 794 / 1 903 / 1 433 4 places – 1 805 kg – Moteur 4 cyl. turbo diesel 2 litres Puissance : 190 ch – Couple : 400 Nm – Conso WLTP : 4,9 l/100km – CO2 WLTP : 128 g/km Prix : 57 500 euros TVAC

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