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Mercedes C200 Break : plus classe que jamais

il faut être connaisseur et avoir un œil de faucon pour différencier ancienne et nouvelle Classe C, à part peut-être de l’arrière. | © Mercedes-Benz

Voitures et mobilité

Même en période de domination du SUV, la Classe C reste cruciale pour le constructeur allemand. Et c’est encore plus vrai pour sa version break, voiture familiale et business par excellence.

 

Par Stéphane Wamat

Génération après génération, Mercedes semble soigner chaque fois ce modèle. La nouvelle C frappe donc à nouveau très fort. Mais commençons par un petit bémol. Ces dernières décennies, chaque saut de génération d’une Mercedes impliquait un design vraiment différent, bien plus en tout cas que chez Audi et BMW. Cette fois pourtant, il faut être connaisseur et avoir un œil de faucon pour différencier ancienne et nouvelle Classe C, à part peut-être de l’arrière. Un peu dommage.

Dès qu’on passe à bord, en revanche, la nouveauté est frappante, et ce n’est pas uniquement dû à l’énorme écran tactile vertical, hérité de la Classe S. Celui-ci donne accès à toutes les fonctions imaginables, du multimédia connecté au paramétrage des aides à la conduite, en passant par les ajustements du confort. C’est bien joli mais nous continuons à préférer les vrais boutons, clairement plus ergonomiques en conduisant.

 

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Pour le moment, seul un moteur essence 204 ch et deux diesels (200 et 265 chevaux) sont proposés (aidés dans tous les cas d’une microhybridation ajoutant 20 chevaux), mais le catalogue va évidemment s’étoffer, notamment avec des hybrides rechargeables. C’est une version essence que nous avons essayée et ce qui frappe, c’est le confort général : l’insonorisation est de très haut vol et, en mode Confort, les suspensions réglables laissent la voiture onduler délicatement sur les irrégularités de la route.

Le moteur n’est pas vraiment bourré de caractère et son accord avec la boîte auto 9 rapports est perfectible dans certaines situations, mais globalement, il règne à bord la douceur de vivre qu’on est en droit d’attendre de Mercedes, même sans opter pour le très haut de gamme. Un excellent millésime de la Classe C, donc. Le break démarre à 47 432 euros TVAC.

L’avis de la famille Lamarche

« Mercedes n’est pas forcément notre tasse de thé, mais ça ne nous empêche pas de reconnaître l’élégance de ses voitures et leur pouvoir de séduction. Cette fois, nous sommes particulièrement séduits par l’intérieur, entre design scandinave et boutique technologique. L’intuitivité des systèmes ? Peut-être qu’avec le temps, on s’en sortirait mieux… En revanche, ce confort ouaté est agréable, même si j’en connais à qui ça donnerait le mal de mer. Et bien sûr, il y a notre verdict familial : beaucoup de place à l’arrière, 490 litres de coffre aux formes bien carrées, du break de référence ! L’acheter ? Peut-être. Le recommander à nos amis ? Sans aucun doute. »

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L’avis de l’expert en écoconduite

Parfois, nos obligations professionnelles dictent un peu le contenu de notre test de consommation. En l’occurrence, nous avons utilisé la Classe C Break pour une mission… en Allemagne. Et vous comprenez ce que cela implique en matière de vitesse autoroutière. Un aller-retour Bruxelles-Francfort s’est traduit par une moyenne de 7,8 l/100 km.

Avec les pointes hautement illégales chez nous que cela comprend, c’est un score vraiment remarquable, qui en dit long tant sur le moteur de la voiture (un 4 cylindres 1,5 litre turbo) que sur les qualités aérodynamiques de ce break. Plus raisonnablement, une conduite strictement « belge » sur parcours mixte nous rapproche plus de 5,9 l/100 km, alors que Mercedes annonce… 6,6 l/100 km. Oui, nous aussi, nous sommes très étonnés !

Données techniques

L/l/h (mm) : 4 751 / 1 820 / 1 455 – 5 places – 1 710 kg
Moteur 4 cyl. essence turbo 1,5 litre – Puissance : 200 ch (+20) Couple : 300 Nm – Conso WLTP : 6,6 l/100 km – CO2 NEDC :
150 g/km – Prix : 48 642 euros TVAC

 

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