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Test Auto : Nissan Ariya, elle vous aura

Test Auto : Nissan Ariya

La Nissan Ariya. | © DR.

Voitures et mobilité

Il y a des modèles dont on n’attend rien de plus que leur mission de voiture agréable. Et puis on les découvre, et on leur trouve un petit quelque chose d’inexplicable qui les rend vraiment attachants. C’est le cas de la Nissan Ariya.

Par Stéphane Wamat

Curieux cas que Nissan. Hormis quelques exceptions comme la phénoménale GT-R et la famille des sportives Z, on ne peut pas dire que la marque soit perçue comme passionnante. Et pourtant, c’est la deuxième fois en assez peu de temps (voir notre essai du X-Trail en novembre dernier) que nous prenons le volant d’un modèle sans grandes attentes, et que nous en ressortons avec un vrai attachement. Autre curiosité de la marque : avec sa Leaf, elle a été pionnière de la voiture électrique « pour tous » il y a déjà douze ans. Puis elle s’est reposée sur ses lauriers, pour se réveiller un jour entourée de rivales. Et ce n’est qu’aujourd’hui qu’arrive le second modèle électrique de la marque.

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Voici donc l’Ariya, crossover de belles dimensions (4,6 m de long), qui va représenter le savoir-faire Nissan dans une catégorie en pleine expansion. Le design ? C’est l’une des premières choses qui nous a eus à l’usure. Face au modèle, notre jugement est passé d’un « oui, sans plus » à un « c’est plus agréable que ce que nous pensions ». Fluides, élégantes, discrètes dans leur futurisme, les lignes de l’Ariya gagnent à être vues en vrai. 

Test Auto : Nissan Ariya
© DR.

Cela vaut encore plus pour l’habitacle. Avec son double écran uni dans un seul bloc, son joli volant à deux branches (une tendance actuelle de l’automobile), ses petits détails par-ci par-là, c’est un environnement très plaisant, dans lequel le futurisme est parfaitement dosé pour ne pas aller jusqu’à la démonstration. Ce qui nous fait craquer, c’est ce bandeau de faux bois qui souligne la planche de bord et intègre les commandes tactiles de climatisation. Pas idéal en termes d’ergonomie, comme tout ce qui est tactile en auto, mais tellement plus joli que ce qu’on trouve ailleurs qu’on pardonne facilement. Par ailleurs, cet habitacle est aéré, lumineux, vraiment accueillant. Voilà pourquoi, de jour en jour, nous avons eu de plus en plus de plaisir à rouler dans l’Ariya.

Nous disposions de la version 242 ch à batterie 87 kWh, qui promet un peu plus de 500 km d’autonomie (existe aussi en 217 ch / 67 kWh / 400 km et en 4 x 4 à deux moteurs, 306 ch / 500 km). Inutile de dire que cette version a toutes les ressources nécessaires, et qu’elle est servie par un comportement général qui allie douceur, confort et efficacité. Un vrai cocon. 

Voilà, le chapitre conduite est en effet très court, mais quand il n’y a rien à reprocher, pourquoi s’éterniser ? Le Nissan Ariya démarre à 60 600 euros… et c’est peut-être le seul problème qu’on lui trouve. 

L’avis de la famille Lamarche

 « L’Ariya nous a été prêtée en pleine période de Noël, un moment stressant s’il en est. Nous n’irons pas jusqu’à dire que le véhicule agit comme un calmant, mais le fait est que son caractère relax est communicatif. Pour ce qui est des aspects familiaux : super note pour les places arrière, note moyenne pour le coffre. Sa capacité de 468 litres est bonne, mais il est surtout très large et pas très haut. Parfois, c’est embêtant. Pardon de chicaner ! Quant au prix, il pique. C’est à la rigueur le budget que nous consacrerions à un super-monospace qui parcourt 1 000 km avec un plein ! »  

Données techniques

L/l/h (mm) : 4 595 / 1 850 / 1 660 – 5 places – 2 089 kg – Moteur électrique – Puissance : 242 ch – Couple : 300 Nm – Conso WLTP : 18,1 kWh/100 km – Autonomie WLTP : 522 km – Prix : 67 100 euros TVAC

L’avis de l’expert en écoconduite

 Le contraste ne pourrait être plus grand avec le gouffre énergétique essayé la semaine dernière, l’EQS SUV. Bien sûr, le Nissan Ariya n’est pas aussi luxueux ni prestigieux. Et il ne pèse « que » deux tonnes, plutôt que presque trois. Mais le résultat est là : sur les mêmes types de parcours et par des températures extérieures certes un peu plus favorables, notre essai du Nissan a donné une moyenne de 19,2 kWh/100 km, contre les 18,1 annoncés par le constructeur. Cela commence à devenir justifiable. Preuve que les années d’expérience et l’humilité d’une marque peuvent faire la différence.  

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