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Échappée belge : 10 choses surprenantes sur la vie en Malaisie

Une vie à 100 à l'heure dans la capitale malaisienne | © Flickr @ Daniel Hoherd

Voyages

Tout plaquer pour aller s’installer au bout du monde : un rêve que cultivent de plus en plus de Belges. Mais la vie est-elle vraiment plus belle sous le soleil ? Échappée belge à la rencontre d’expatriés qui ont construit leur vie à l’étranger, et racontent les surprises rencontrées dans leur nouveau pays.

Doté d’un goût pour l’aventure qui n’a d’égal que sa passion pour les défis à relever, Willy Vanneste n’a pas hésité à quitter sa Cité ardente natale pour s’établir d’abord à Londres, où il a travaillé dans le milieu de l'art, avant de s’installer à Kuala Lumpur, où il a rejoint les rangs d’une grande multinationale. L’occasion de découvrir le quotidien bouillonnant de la capitale malaisienne, entre traditions bien ancrées et choc de la modernité. Mais aussi de découvrir une définition du multiculturalisme différente de celle de la Belgique. « La Malaisie est un pays composé de trois communautés, les Malays, les Chinois et les Indiens. C’est très intéressant de voir que la cohabitation entre les différentes communautés se déroule sans aucun problème, même si chacune d’entre elles garde une identité culturelle bien affirmée ». L’avantage de cette mixité harmonieuse ? Une offre gastronomique des plus alléchantes.

Société en mutation

« La nourriture qu’on trouve ici est assez variée. Les « mamac » sont les petits restaurants qu’on retrouve à chaque coin de rue et offrent un excellent moyen de découvrir la nourriture locale », explique Willy Vanneste. Qui souligne que si la gastronomie est en plein développement à Kuala Lumpur, on est toutefois encore loin du niveau de Bangkok, qui vient d’ailleurs tout juste de sortir son premier guide Michelin. Ce qui n’empêche pas cet expatrié épicurien de recommander son adresse gourmande préférée du moment, le Fuego, « un restaurant latino qui offre une vue imprenable sur la ville ». Une ville au paysage continuellement changeant. « Je travaille dans l’e-commerce, et ce secteur est en train d’exploser en Asie du Sud-Est. La classe moyenne se développe et les habitants des villes excentrées veulent désormais avoir accès aux mêmes produits et à la même qualité que dans les mégalopoles. C’est toute la société qui est en train de se modifier, et c’est fascinant d’assister à ça. J’ai la chance de travailler pour Lazada, le site internet numéro 1 de la région qui vient d’ailleurs d’être racheté par Alibaba, et c’est dingue d’être au cœur du changement et de contribuer à améliorer la vie des gens » s’enthousiasme le Liégeois.

 

Flickr @ Paolo Margari

Work hard, play hard

Et si un temps d’adaptation est nécessaire pour se faire au tourbillon de la vie professionnelle malaisienne, les à-côtés attrayants ne manquent pas. « Le rythme de travail est assez intense, mais les bonus ne manquent pas. Les condos ici ont quasi tous leur propre piscine, mais aussi un terrain de tennis, une salle de sport… ». Sans compter que l’aventure n’est jamais bien loin. « Kuala Lumpur est idéalement située en Asie du Sud-Est et les compagnies low-cost le sont vraiment. C’est relativement simple de s’envoler le week-end vers d’autres mégalopoles asiatiques ou à la plage. Singapour n’est qu’à 50 minutes d’avion, et comme un de mes meilleurs amis vit là-bas, c’est parfait pour moi ! ». Et pas besoin d’aller jusque-là pour rencontrer d’autres expatriés. « La communauté d’expat’ est très fort représentée à Kuala Lumpur. Depuis mon arrivée, je me suis fait des amis originaires des quatre coins de la planète, du Danemark au Mexique en passant par l’Inde, les Pays-Bas ou encore la Turquie… C’est toujours enrichissant de rencontrer des gens venus d’horizons aussi différents ». Et avec lesquels profiter de tous les délices que Kuala Lumpur a à offrir.

 

Flickr @ David McKelvey

Mes nuits sont plus belles que vos jours

« La vie nocturne est géniale ici. Les rooftop bars offrent le cadre parfait pour décompresser et commencer la soirée avec une vue imprenable sur la ville. L’Heli Lounge Bar, par exemple, est une piste d’atterrissage d’hélicoptère transformée en bar, depuis lequel on a une vue à 360 degrés sur Kuala Lumpur… C’est impressionnant ! Pour continuer la soirée, rien de tel que le Suzie Wong, qui recrée à la perfection le « Hong Kong Glamour » des années 30 et où on sirote accessoirement les meilleurs cocktails de la ville ». Et si la culture occidentale reste appréciée des locaux, c’est la Corée qui a la cote. « La culture coréenne est sans aucun doute la principale source d’influence chez les moins de 40 ans. C’est assez marrant en tant que Belge, parce que chez nous, cette culture est peu voire pas représentée alors qu’ici elle est prédominante ». Prédominants également : les jours de vacances.

 

Flickr @ McKelvey

Ville verte

« Vu que le pays est composé de trois communautés bien distinctes, les fêtes religieuses sont multipliées par trois, et forcément, les jours fériés aussi. Ce qui est assez marrant, c’est que certains d’entre eux peuvent être décidés avec quelques jours d’avance seulement. Par exemple, après avoir raflé un nombre impressionnant de médailles à l’équivalent local des Jeux Olympiques, le gouvernement a déclaré le vendredi-même que le lundi d’après serait un jour férié ». L’occasion de profiter des paysages à couper le souffle qui entoure Kuala Lumpur. « L’humidité est assez intense, et les périodes de pluie peuvent être impressionnantes, mais c’est le climat idéal pour une nature verdoyante. La ville possède pas mal d’espaces verts, et à quelques heures de Kuala Lumpur, on se retrouve vite en pleine jungle. Quand on se rend en Malaisie, un détour par les Cameron Highlands et leur forêt vierge est incontournable ».

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