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L’Aerosmurf rejoint la flotte Brussels Airlines

Schtroumpf

L'Aerosmurf de Brussels Airlines | © Belga Image

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Grâce à Brussels Airlines, les Schtroumpfs ne touchent plus terre ! L’emblématique compagnie aérienne a organisé un grand concours pour savoir quelle icône belge viendrait orner l’un de ses appareils : les Schtroumpfs ont emporté l’adhésion.

aux côtés de celui qui prend la forme du sous-marin du « Trésor de Rackham le Rouge » de Tintin, de celui qui montre Magritte au travail, de celui à l’effigie des Diables rouges ou de celui qui a été nommé Amare et n’est autre qu’une ode à Tomorrowland.

Depuis mars dernier, un Airbus A320, baptisé l’ « Aerosmurf » et estampillé de ces si attachants personnages bleus nés sous le pinceau de Peyo, survole l’Europe, jour après jour, ravissant les petits comme les grands. Il rejoint celui qui prend la forme du sous-marin du « Trésor de Rackham le Rouge » de Tintin, celui qui montre Magritte au travail, celui à l’effigie des Diables rouges et celui qui a été nommé Amare et n’est autre qu’une ode à Tomorrowland.

Tanguy Cartuyvels, le vice-président de l’unité marketing de Brussels Airlines, raconte comment l’ « Aerosmurf » est venu rejoindre la flotte et célébrer ainsi, encore un peu plus, l’ancrage belge de la compagnie.

 

Paris Match. Que dit cet « Aerosmurf » de la culture belge ?
Tanguy Cartuyvels. Pour notre compagnie, ce qui est important, c’est de saisir chaque occasion de mettre la « Belgitude » en avant. Avec l’ « Aerosmurf », nous sommes fiers de pouvoir montrer que la Belgique fait des choses extraordinaires ! Il est important de rappeler cela à un public plus large que celui de la Belgique, et ces avions « Belgian Icons » sont un excellent moyen de le faire.

Comment les Schtroumpfs ont-ils été choisis ? 
Un concours, au niveau mondial, a été organisé à l’été 2017. 1415 dessins nous sont parvenus, provenant de plus de 50 pays. Au mois de septembre, un jury a sélectionné deux finalistes : le thème de l’Art nouveau et les Schtroumpfs. Puis, ce sont les passagers qui ont eu le dernier mot, et devinez qui a gagné ?

Vous attendiez-vous à ce que ces célèbres personnages de Peyo remportent la mise ? 
J’ai tout de suite vu que nous recevions beaucoup de dessins de Schtroumpfs ! Le hasard a fait qu’en plus, ils fêtent leur 60ème anniversaire. Tous les signaux étaient donc au vert pour eux, les planètes étaient vraiment alignées ! Et il faut le dire : nous sommes arrivés à un résultat très chouette.
Qui a dessiné ce décor schtroumpfesque ?
Une étudiante italienne, Marta Mascellani, a gagné le concours. Le hasard fait que son frère est pilote dans notre compagnie ! Ensuite, son dessin a été remanié pour qu’il convienne à la carlingue de l’avion et le travail a pu commencer.

Tout a été pensé jusque dans les moindres détails ? 
L’avion compte bon nombre de détails qui valent le détour. Un Schtroumpf joue du saxophone : c’est un hommage à l’inventeur belge Adolphe Sax, qui a mis au point cet instrument. Et ce n’est autre que la Brabançonne qui en sort ! On en voit un autre aussi qui vend des Atomium miniatures, et le pilote n’est autre qu’une Schtroumpfette, car au sein de notre compagnie, nous sommes fiers d’avoir un taux de femmes pilotes plus élevé que la moyenne.

Qu’avez-vous ressenti quand vous avez découvert l’ « Aerosmurf » ? 
C’était émouvant ! Cela fait quelque chose de voir un projet dans lequel on s’est impliqué durant des mois prendre enfin forme. Mais les choses sont allées vite. Un avion au sol coûte très cher, du coup, ce n’était pas possible de le garder dix jours dans un hangar pour l’admirer ! Fin mars, il est arrivé en Belgique à 3 heures du matin et à 10 heures, il était présenté à la presse et aux enfants du personnel – tous coiffés d’un bonnet de Schtroumpf pour l’occasion. Et son vol inaugural avec des passagers a eu lieu dès le lendemain.

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L’intérieur de l’avion est-il aussi spécial que l’extérieur ? 
A l’intérieur, les tapis de l’avion sont ornés d’empreintes de pas de Schtroumpfs. Il y a des bandes dessinées à l’avant et à l’arrière de l’appareil, des lumières bleues s’allument. Tout au long du vol, des vidéos des Schtroumpfs sont diffusées en boucle. Après l’atterrissage, on entend aussi la fameuse chanson « Viens au pays des Schtroumpfs, des petits êtres bleus… » On a essayé de personnaliser l’avion le plus possible, dans la limite de ce que les règlementations imposent.

Les passagers qui embarquent dans l’ « Aerosmurf » le savent-ils à l’avance ? 
Sur le site, les vols effectués par notre cinq avions « Belgian Icons » sont dévoilés. Ceux qui le souhaitent peuvent donc réserver ces vols-là spécifiquement. Mais si quelqu’un a décidé d’aller à Lisbonne, il ne choisira pas d’aller à Londres à la place sous prétexte que l’ « Aerosmurf » s’y rend ! De plus, la réalité de l’aérien est telle que finalement, il peut y avoir un problème dans un aéroport et un changement de dernière minute peut devoir s’opérer.

Cet avion aide-t-il à affirmer l’identité des Schtroumpfs ?
Oui, car malheureusement, beaucoup de gens pensent encore que les Schtroumpfs sont français ! Les voir sur un avion de la compagnie Brussels Airlines les aide à se souvenir qu’ils sont bel et bien belges. Grace à nous, les Schtroumpfs voyagent partout avec une identité claire. C’est bien là que le meilleur des deux mondes se rejoint. Notre rêve ultime serait que chacun de nos 40 avions qui effectuent des vols courts et moyens courriers soient estampillés d’une icône belge.

Et les longs courriers ?
Ceux-là décollent et atterrissent souvent quand il fait noir. D’où notre décision de se focaliser sur les courts et moyens courriers qui, eux, circulent dans toute l’Europe.

Pourquoi baptiser l’avion « Aerosmurf » plutôt qu’ « Aeroschtroumpf » ? 
Le nom a fait l’objet d’un grand débat chez nous. Nous avons opté pour ce nom car « Smurf » est plus répandu que « Schtroumpf ». Et puisque la force de la Belgique, c’est sa multi-culturalité, ce nom nous convient bien, d’autant que le nom « Aerosmurf » est le titre d’une des bandes dessinées qui raconte l’histoire d’un petit Schtroumpf qui rêve de voler.

Certains pilotes demandent-ils spécifiquement à voler sur cet avion ? 
Non, mais ce qui est certain, c’est qu’ils aiment beaucoup piloter nos avions « Belgian Icons » car ils voient bien que les passagers sont particulièrement heureux, qu’ils prennent des tas de photos. Bref, qu’ils ont le sourire aux lèvres !

D’autres opérations sont-elles en cours dans votre compagnie, en lien avec les Schtroumpfs ?
Oui, au niveau du « catering » [la nourriture et les boissons à bord] : avec leur plateau repas, les enfants de moins de douze ans reçoivent une boîte avec des crayons et un petit livre pour dessiner les Schtroumpfs ! Cela les ravit, et leurs parents aussi, surtout si ces derniers ont oublié d’emporter des jouets ! C’est un beau partenariat qui est en place depuis un an et demi. Nous aimerions aussi créer une mascotte Brussels Airlines en forme de Schtroumpf, une petite peluche par exemple.

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