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Dans ce petit paradis du Pacifique, les touristes nagent au milieu de millions de méduses

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Image d'illustration. | © Unsplash / Janayara Machado.

Voyages

Les touristes qui visitent les Palaos, îles paradisiaques de Micronésie, peuvent à nouveau nager au milieu des méduses après deux ans de privation de cette féérie aquatique. Une mesure qui avait été motivée par l’effondrement de population de cette espèce.

On connaissait les îles Palaos car ce petit archipel reculé à l’ouest de l’océan pacifique avait interdit les crèmes solaires, l’été dernier, afin de préserver son corail. Aujourd’hui, on apprend une bonne nouvelle qui concerne également ces îles de rêve : les touristes qui les visitent peuvent à nouveau nager au milieu des méduses, et ce après deux ans de privation de cette féérie aquatique motivée par l’effondrement des populations.

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Une quasi disparition

La baignade dans le Lac aux Méduses Ongeim’l Tketau, sur l’île de Mechechar, est l’une des principales attractions touristiques de l’archipel de 20 000 habitants. Mais en 2016, les populations de ces méduses orangées inoffensives, dont le nombre a pu grimper à 20 millions, se sont effondrées jusqu’à quasiment disparaître du fait du phénomène climatique El Nino qui provoque des hausses des températures de l’océan Pacifique.


Le président des Palaos Tommy Remenegsau avait appelé à la fermeture du lac. S’il n’a jamais été fermé officiellement par l’État de Koror, propriétaire du site, l’interdiction est de fait entrée en vigueur car les tours opérateurs ont préféré s’abstenir d’y conduire les touristes plutôt que de leur facturer 100 dollars pour ne rien voir. Les autorités des Palaos estiment aujourd’hui que les méduses ont récupéré un « niveau suffisant pour offrir aux visiteurs une expérience de qualité », et les gens sont de nouveau les bienvenus sur le site.


Les Palaos se veulent pionniers en matière de protection marine. À compter de janvier 2020, l’usage des crèmes solaires considérées comme toxiques pour les récifs coralliens sera interdit. Cela concerne les produits contenant de l’oxybenzone, de l’octocrylene et des parabènes, soit ceux de la plupart des grandes marques.

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© Unsplash / Shaun Low.

L’archipel avait créé en 2009 le premier sanctuaire pour requins au monde, ce qui eut pour conséquence d’interdire leur pêche dans toute sa zone économique exclusive, soit 630 000 kilomètres carrés.

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Depuis décembre 2017, les touristes sont contraints par les autorités de l’archipel de s’engager à respecter l’environnement et de prêter serment.

Avec Belga

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