Laponie : un shoot de nature

Balade en chien de traîneau. | © Unsplash/Leo Mengoli

Voyages

Si on est encore loin de la saison pour y croiser le Père Noël, la Laponie est dès l’automne, un fabuleux terrain de jeu pour tous les amoureux de la nature. Moins loin que le Canada, VTT, kayak, randonnée et observation des aurores boréales se pratiquent dans des paysages fabuleux. À découvrir idéalement avant les premières gelées hivernales.

Si proche et pourtant si dépaysant

Laponie en automne
Laponie en automne. © Getty Images

L’immensité à seulement 4 heures de Paris : c’est l’impression immédiate que l’on a de la Laponie sitôt arrivé. La taïga multicolore s’étend à perte de vue à une époque de l’année où la fréquentation en baisse laisse libre cours aux possibilités d’aventures infinies. Privilégiée pendant l’hiver, la Laponie offre dès l’automne un visage accueillant. Au bord de la route, les rennes débusqués la nuit à coup de phares, sont surpris d’être dérangés pendant leur quiétude, juste après leur rassemblement dans les hautes terres, là où on les trie pour leur viande avant de relâcher ceux qui vont continuer leur pâturage. En toutes saisons, ce sont d’abord eux les vrais habitants de la région : au nombre de 250 000, ils occupent un tiers de la Suède.

Des rennes en liberté
Des rennes en liberté. © Pentti Sormunen/Visit Finland

Un parc naturel de 1 000 km² : le Pallas-Yllästunturi

À plus de 200 km au nord du cercle polaire, le fleuve Muonio fait office de frontière entre la Finlande et la Suède. C’est le territoire des Sami natifs nomades de la région, où rennes, ours, élans ont élu domicile sur cette terre riche de végétaux et de liberté. À Pittkasaari, une île au cœur de la Laponie suédoise, on séjourne chez Lars et Kaizu dans des petits chalets confortables. À travers la taïga, Lars nous emmène randonner et contempler les étendues de pins entrecoupées de petits lacs. Pas un bruit sauf celui de ses propres pas, sur un territoire quasi vierge d’humanité. Les habitations y sont discrètes et les Lapons tiennent à conserver ce mode de vie respectueux de leur environnement. En VTT « fat bike », aguerri ou pas, on pédale entre route et chemin dans le parc naturel de Pallas-Yllästunturi, vallonné mais pas trop. Au bord du lac Nanki, des petits refuges en bois permettent de faire des pauses photo/pique-nique autour d’un feu de bois et savourer un jus d’airelles bien chaud.

Un ours dans la taïga lapone.
Un ours dans la taïga lapone. © Sweden.com

Des activités douces

Il n’y a pas que le vélo en forêt qui s’accommode bien à la Laponie automnale. Le canoë est aussi idéal parce qu’il permet de découvrir le paysage depuis ses rives dans des conditions clémentes. Les couleurs chatoyantes des feuilles qui se reflètent dans les méandres du fleuve Muonio ne sont appréciables qu’à cette période, avant que la neige recouvre le tout. Le calme du courant tolère un rythme lent, parfaitement adapté si on n’est pas un confirmé de la discipline. On peut aussi tester la cani-rando, cette nouvelle façon de randonner, mais tiré par un chien de traîneau. C’est délassant et ludique et c’est probablement en famille qu’on l’apprécie le plus, assisté de chiens affectueux et avides de promenades hors de la saison hivernale. En rentrant d’une journée fraîche au vert, il y a toujours un sauna qui nous attend et c’est ça aussi le bonheur à la scandinave : froid puis chaud, et de nouveau froid, si vraiment on y tient !

Le lac Jeris et au loin les montagnes Tuntunri au coeur de la Laponie
Le lac Jeris et au loin les montagnes Tuntunri au coeur de la Laponie. © Juliette Camus

Septembre, le début de la saison des aurores boréales

À partir de minuit et par temps clair, c’est un festival de couleurs qui s’offrent aux spectateurs de la nuit lapone. Avec une nuit sombre à l’automne, encore loin de l’équinoxe, les ballets de ces ondes colorées font rêver. Des nuits fraîches mais pas glaciales et surtout sans moustiques prolongent l’observation de ces champs magnétiques hypnotiques.

L'observation des aurores boréales.
L’observation des aurores boréales. © Getty Images

En Laponie, on respire

Un air si pur qu’il est l’indicateur de pollution zéro de l’Europe grâce à une biocapacité supérieure à son empreinte écologique. C’est à partir de sa qualité de l’air qu’on compare la nôtre et celles des grandes villes européennes. Grâce à quoi ? Peu d’émissions polluantes bien sûr, mais aussi à un mode de vie très écologique : tri de tous les déchets avec quatre bacs différents, peu de circulation, beaucoup d’activités sans émission de carbone. Grâce à leur « droit à la nature », les Saami revendiquent pleinement leur attachement à leur territoire et nous initient au plaisir de leurs activités au vert. On oublie totalement la frénésie urbaine tant le calme et la douceur des paysages nous apaisent.

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Infos pratiques

Comment y aller : avec Grand Nord Grand Large (https://www.gngl.com) à partir de 2 450 euros en pension complète à Rajamaa, activités et repas compris, vols Aller/Retour inclus avec la compagnie Finnair au départ de Paris à Helsinki, puis transfert jusqu’à Kittilä ou Rovaniemi.

Météo : entre 0 et 13 degrés mais prévoir des vêtements chauds et imperméables pour les pauses en forêt et certains jours parfois humides.

Mots-clés:
suède Finlande Laponie
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