Voici le plus vieil hôtel du monde géré par la même famille depuis 46 générations

Voici le plus vieil hôtel du monde géré par la même famille depuis 46 générations

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Comptez plus de 110 euros par nuit pour une chambre double économique de style japonais. | © Hoshi

Voyages

Au Japon, le Hoshi Ryokan, l’hôtel le plus vieux du monde, a la particularité impressionante d’être dirigé par la même famille depuis l’an 718. 

En apparence, rien ne laisse penser que Hoshi Ryokan présente treize siècles d’histoire. Situé au coeur de la ville paisible de Komatsu, dans la préfecture d’Ishikawa au Japon, cette auberge traditionnelle japonaise, est un « ryokan » comme on en trouve des centaines d’autres dans le pays. Haut de gamme sans être le plus luxueux, Hoshi cache pourtant un fabuleux record : c’est le plus vieil hôtel du monde, selon le Guiness Book. L’établissement a été fondé en l’an 718. Plus de 1300 ans plus tard, il est toujours dirigé par la même famille, les Hoshi. Depuis sa création, 46 générations s’y sont succédé.

Celui qui porte ce bout d’histoire sur les épaules se nomme Zengoro. L’homme a repris l’affaire de famille « peu après les Jeux olympiques de Tokyo de 1964″, affirme-t-il au Figaro. Aux côtés de sa femme Chizuko, il a dédié la majorité de sa vie à cet hôtel, à ses chambres qui allient parfaitement modernité et tradition, ainsi qu’à son jardin vieux de 400 ans. Cinq décennies plus tard, il a réussi à faire de Hoshi Ryokan l’un des seuls hôtels de la région qui a résisté à l’exode rural, et l’une des rares affaires restées prospères dans le secteur.

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© Hoshi

Zengoro a trouvé son héritier, ou plutôt son héritière : sa fille Hisae, propulsée malgré elle à la tête de l’hôtel suite à un drame familial. En réalité, c’était son frère qui devait reprendre le flambeau, mais il sera victime d’une crise cardiaque en 2014, à l’âge de 46 ans. Elle, elle aspirait plutôt à d’autres professionnels et sentimentaux. Encore en apprentissage, celle qui n’a pas osé tourner le dos à sa famille a dû tout abandonner, dont son fiancé et ses rêves. « Maintenant, je sais que je n’aurais jamais d’enfant, jamais de mari. Je vais donc dédier mon existence à notre auberge, et préparer les deux enfants de mon frère décédé à prendre ma succession. L’un d’eux sera la 48e génération », dit-elle à contre-coeur. Le poids sur ses épaules est assez lourd. Sans héritier, Zengoro aurait décidé de fermer les portes de l’hôtel. Pas question de le vendre.

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