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En Normandie, les touristes se bousculent pour visiter la maison du peintre Claude Monet

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La maison de Claude Monet, à Giverny. | © Barry Sweet/BARRY SWEET/DPA

Voyages

La visite de la maison du peintre Claude Monet à Giverny, en Normandie, est de plus en plus proposée aux touristes chinois, japonais ou américains qui se rendent à Paris. Victime de son succès et de son exiguïté, ce petit musée lutte pour maintenir un accueil de qualité.

Les touristes se rendent en Normandie pour le célèbre Mont-Saint-Michel, ainsi que la maison du peintre impressionniste Claude Monet. Sur 696 000 visiteurs en 2018 qui ont découvert pendant ses sept mois d’ouverture cette bâtisse, son jardin fleuri et son étang aux nymphéas, 319 000 étaient français, soit 45,6%, ont indiqué lundi les responsables de la Fondation Claude Monet-Giverny, dépendante de l’Académie des Beaux-Arts, lors d’une visite de presse. 20,4 % étaient américains et 4,4% chinois. Parmi les autres Asiatiques, les plus représentés ont été les Coréens du Sud (3,1%) et les Japonais (2,3%), qui rendent au peintre leur intérêt pour leur pays. Monet avait une collection de 231 estampes japonaises, largement exposées.

Peu spectaculaire

Voisin, le musée des impressionnismes de Giverny, qui fête ses dix ans, ne connaît pas le même engouement, ayant attiré 183 000 visiteurs en 2018 malgré une belle programmation (actuellement une exposition sur le « dialogue » artistique entre Monet et son contemporain Jean-Francis Auburtin). Pourquoi tant de succès à l’étranger lointain de cette propriété française de taille modeste (1,8 hectares), peu spectaculaire, telle une belle résidence secondaire, entrée dans sa quarantième année d’ouverture au public ? Elle est le deuxième site le plus visité de Normandie après le Mont Saint-Michel, avant la vieille ville de Rouen.

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L’attrait premier de cette maison ? Probablement son jardin, grande source d’inspiration de Claude Monet. © Barry Sweet/BARRY SWEET/DPA

Dès 1910/1920, « le monde savait que le jardin existait, il faisait l’objet de pages entières de revues, américaines, anglaises, allemandes. Des Japonais venaient voir le peintre à Giverny », raconte Hughes Gall, président de la fondation. Son accès est facilité par une autoroute proche, des navettes à partir de la gare de Vernon, et aussi par un développement du tourisme sur la Seine, des tour-operators organisant des escales à Vernon pour les bateaux qui descendent la Seine.

Reste, reconnaissent les responsables du musée, une part d’irrationnel dans les raisons de cet afflux : popularité d’une peinture lumineuse et accessible, effet jardin et fleurs, popularité très ancienne au Japon et aux États-Unis, mécénat américain dans le passé. Et peut-être, simplement, le fait de ne pas ressembler à un musée.

Avec Belga

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