Cuba Libre : Victime de son succès, l’île déçoit les touristes

Cuba Libre : Victime de son succès, l’île déçoit les touristes

Infrastructures vétustes, inflation des prix... Les touristes qui visitent Cuba ont le blues | © Belga

Voyages

Sur l’île, les prix augmentent exponentiellement, mais les infrastructures peinent à suivre. Les touristes, eux, sont déçus : les compagnies américaines ont réduit leurs vols vers Cuba. 

Selon les chiffres recueillis par Le Monde, ce ne sont pas moins de 4 millions de touristes qui se sont pressés sur l’île en 2016. Problème : les infrastructures peinent à satisfaire cet afflux de visiteurs. En effet, malgré les investissements étrangers, le nombre de chambres disponibles reste insuffisant. Résultat : les prix montent en flèche, mais les prestations, elles, ne suivent pas.

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Confort soviétique

Ainsi que le rapporte un touriste marseillais au journal La Libre Belgique, « à l’agence à Marseille, ils nous avaient dit qu’ils nous envoyaient dans le meilleur hôtel. Mais quand vous payez 175 euros la nuit, vous savez que ça ne les vaut pas ». Et de comparer Cuba en 2017 à l’Union Soviétique des années 60 : « on mettait trois heures pour manger, mais comme c’était des restaurants d’Etat ils n’en avaient rien à faire. Ici, c’est pareil ».

Mainmise sur l’entretien et la formation

Ce sont 17 chaînes hôtelières qui se partagent la gérance des deux tiers des hôtels cubains, mais ces chaînes n’ont la main ni sur l’entretien des infrastructures, ni sur le personnel, souvent mal formé et mal payé. Si certaines chambres d’hôtel dépassent désormais allègrement les 600 euros la nuit, à Cuba,  le salaire moyen ne dépasse pas 30 dollars.

Les touristes se plaignent de la qualité des services proposés sur place © MAXPPP/Alexandre Martin

Aéroport insuffisant

Autre problème : les infrastructures de transport. L’aérogare internationale de La Havane peut accueillir un petit nombre seulement de vols et de passagers supplémentaires, ce qui se solde par de longues files d’attente à l’arrivée et au départ. En attendant la modernisation des infrastructures, la grande majorité des vols en provenance des États-Unis est déviée vers les aéroports de province.

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Baisse de l’engouement

Bien que contre toute attente, les Américains ne soient pas si nombreux à vouloir profiter des charmes de La Havane maintenant que l’embargo a été levé. Que du contraire : les compagnies américaines qui desservent Cuba viennent d’annoncer une réduction des vols. Si les Américains et les Canadiens étaient nombreux à profiter des 110 vols annuels permis pour découvrir le castrisme et le charme relativement préservé de Cuba, la levée de l’embargo semble avoir refroidi les touristes. Fuis-moi, je te suivrai, suis-moi,…

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