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Cinq idées voyage pour passer les vacances de la Toussaint au soleil

Image d'illustration. | © Unsplash / Sander Crombach

Voyages

Paris Match vous présente cinq destinations pour s’évader le temps de cette période de congés.

D’après un article Paris Match France de Camille Hazard (avec Romain ClergeatClothilde Redon et Anne-Laure Le Gall)

À peine rentrés de vacances que nous pensons déjà à repartir. Cela tombe bien, les vacances de la Toussaint approchent. Du 19 octobre au 4 novembre, environ deux Français sur dix prendront des congés. En Belgique, les dates s’étalent du 26 octobre au 3 novembre. À cette période, il est encore possible de profiter de températures douces sans avoir à traverser toute la planète. Voici cinq destinations idéales pour faire un break au soleil, le temps d’un week-end ou de plusieurs jours.

Voyage bohême à Patmos, Grèce

À Patmos, on vient rechercher le calme et on y trouve la sérénité. Au centre de cette île grecque, entre ciel et terre, se dresse Chora, la ville haute, avec ses ruelles étroites, où les petites maisons aux volets bleus, dotées de cours fleuries odorantes, s’entrelacent autour de places écrasées sous un ciel azur. Au linteau des portes, au fronton des églises et des clochers immaculés, on peut lire gravées dans la pierre inscriptions et dates, admirer croix et sculptures, gardiennes majestueuses des lieux.

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C’est à pied ou à scooter qu’on circule dans ce dédale au style médiéval. L’imposante présence du monastère Saint-Jean-l’Evangéliste n’est pas étrangère à cette atmosphère de sérénité, voire de recueillement. Du haut de sa splendeur, le sanctuaire domine et renferme l’histoire et la piété profondes des siècles passés. Semblable à un fort, il abrite des icônes byzantines de grande valeur, des habits sacerdotaux et des manuscrits rares comme ce fragment de l’Evangile selon saint Marc inscrit sur un parchemin pourpre.

Unsplash / Lorenzo Spoleti

Tout bon orthodoxe se doit de passer par Patmos, «la Jérusalem de la mer Egée». Le monastère et la grotte de l’Apocalypse, où fut rédigé par saint Jean le livre prophétique, attirent des milliers de pèlerins. Patmos la mystique appelle autant à la recherche intérieure qu’au dépaysement. Pour Aurélie et Philippe, c’est un paradis sur terre. Le seul endroit où les plages sont dessinées pour deux, où les galets colorés brillent d’un éclat magique, où les rivages dentelés dialoguent avec des montages peuplées de milliers de chèvres sauvages. Seuls ceux qui ont approché ce lieu vivant doté d’une âme peuvent l’apprécier.

La côte amalfitaine : le chic à l’italienne

Chaque époque a ses stars, mais certains lieux restent éternels. Leur magie transcende les époques. La côte amalfitaine est de ceux-là. C’est ici que Jackie Kennedy venait se consoler des infidélités de son mari ou que les acteurs du cinéma italien, Mastroianni, Sophia Loren, Claudia Cardinale et consorts, débarquaient entre deux tournages y transposer la dolce vita romaine. Aujourd’hui, on croise davantage Michael Jordan sur un Jet-Ski ou Will Smith sur un yacht amarré au large d’Amalfi, mais le charme de cette côte au sud de Naples reste le même. Sans doute aussi parce que la station balnéaire de Positano ne deviendra jamais Dubai.

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Sur la côte amalfitaine, on est certain de ne pas voir arriver les jets privés des stars embouteiller les pistes d’atterrissage ou assister aux défilés ininterrompus de Ferrari, le soir, devant des clubs privés aux tentures mauves. A cause, grâce plutôt, à la configuration des lieux. Creusées dans la roche des falaises qui découpent la côte, les villes et les routes sont nichées. Et comme on dit ici : «La côte amalfitaine ne fait que 50 kilomètres, mais il faut prévoir du temps pour la visiter. On sait quand on part, mais on ne sait jamais quand on arrive !» De fait, quelques kilomètres sur le serpentin bitumé suffisent à distinguer les locaux des touristes. Les premiers se faufilent entre la roche et le ravin comme sur une autoroute à quatre voies quand, lorsqu’on n’est pas un habitué des lieux, on sent monter une angoisse à chaque virage en se demandant si « ça passe ». Un mal pour un bien, qui porte à s’arrêter au premier village venu pour se remettre de ses émotions. Cela tombe bien, car c’est Positano.

Unsplash / Jakob Owens

D’emblée, on se demande comment les autochtones ont réussi à s’adapter à un relief aussi inhospitalier. Ici, les maisons sont étagées les unes sur les autres et il ne subsiste guère d’espace pour ajouter un seul mètre carré habitable à cette pièce montée d’habitations colorées. Positano, c’est aussi une odeur, celle du citron, puisque c’est ici qu’est née la liqueur nommée limoncello. Et quand on ne le respire pas, on vous le vend ; à peu près sous toutes ses formes. Mais, et c’est une des forces de l’endroit, si le tourisme y est roi tout y reste chic, avec ce je-ne-sais-quoi – comme disent les Américains qui ici pullulent – d’élégance à l’italienne. L’architecture du village qui serpente n’a rien d’antique et, pourtant, on se surprend à s’arrêter devant chaque morceau de pierre et à s’extasier devant l’harmonie qui compose l’ensemble, fait de ruelles à l’ombre des falaises. Même le port, avec ses airs de Saint-Tropez transalpin, possède un charme de décor de cinéma. Ici, pas de super-yachts au large mais des bateaux de pêcheurs, où des mousses affairés regardent glisser le jour et se font houspiller par des capitaines aux cheveux blancs jaunis par cinquante ans de sorties en mer. Bien sûr, il y a le dispensable groupe de musiciens venus roucouler dans votre plat de spaghettis, mais on fait avec, tant tous les restaurants sont bons.

En poursuivant sa route, on arrive à Amalfi, un peu plus large donc plus encombré. Mais il suffit de s’aventurer dans deux ruelles pour échapper à « la foule » (n’exagérons rien non plus, aucun bus ni autocar n’a ici la place de passer, encore moins de se garer) et tomber sur un petit café en face d’une église romane, L’Abside, où on se surprend à s’attarder deux heures tellement le lieu est paisible. De jolies filles à Vespa s’y arrêtent parfois, de beaux Italiens y refont le monde et on se dit qu’avec la circulation on ira à Ravello plutôt demain. Pas question de rater le coucher de soleil sur la baie de Positano. Un noble Italien avait fait tuer son chauffeur pour l’y avoir conduit quand la nuit était déjà tombée.

Barcelone, à faire une fois dans sa vie

L’arrivée sous le soleil plonge immédiatement dans une atmosphère agréable, la découverte du lieu où l’on séjourne y participe grandement. Depuis le cœur de la ville, il suffit de marcher 3 minutes pour arriver sur le Passeig de Gracia, l’incontournable avenue bordées de somptueuses villas. Les plus connues sont celles de Gaudi (Casa Mila, Casa Batllo). L’avenue regorge de trésors, en commençant par son sol pavé. Tous ceux de l’avenue ont été dessinés par Antoni Gaudi. Certains sont ornés de rouge, pour nous signaler un édifice moderniste à proximité. Ouvrez les yeux !

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La descente de cette avenue insolite pousse à se perdre dans de plus petites rues, et vous voilà dans le quartier El Raval. Le dynamisme et la diversité culturelle y sont incroyables. Entre les bars fréquentés par les locaux, les petites boutiques, les animations de rue, le quartier ne manque pas de vie ni d’animation. Le MACBA (Musée d’Art Contemporain de Barcelone) est un point culturel important. L’atmosphère extérieure y est très hip hop : la place est investie par les skaters et des artistes de rue. Un spot idéal pour admirer les planches à roulettes évoluer sur ce parvis aux lignes graphiques.

Unsplash / Vitor Monteiro

Ce quartier authentique appelle à une gastronomie qui ne l’est pas moins : c’est l’heure de la Paella ! Le chef cuisinier Pedro Salillas d’OD Hotels Barcelona se fournit en produits locaux, non loin de là, au fameux marché de la Boqueria. Un lieu touristique qui garde son cachet local. En effet, bien que les touristes soient nombreux à le visiter, tous s’y retrouvent: les amateurs, comme les chefs comme Pedro Salillas. Avec une passion commune: les saveurs et produits espagnols. Plus tard, la cuisine ouverte du restaurant de l’hôtel offrira à vos yeux gourmets l’occasion de regarder le chef préparer, pour vous et devant vous, la paella que vous dégusterez bientôt.

Vivre comme un prince du désert au Maroc

Pas besoin d’un long séjour au Moyen-Orient pour tester le « glamping ». On peut s’offrir au Maroc une expérience de camping glamour le temps d’un week-end. À l’Inara Camp, à trente minutes de Marrakech. Le camp imaginé par un Français tombé fou amoureux du désert, Vincent Jaquet, se compose de deux parties : en haut, le restaurant, en bas, le bivouac. Une équipe originaire du sud du Sahara – dont l’hospitalité est légendaire – veille sur vous. Le chef, Mustafa, vous a concocté des plats délicats, revisitant des classiques de la cuisine marocaine, dans une mise en scène digne des « Mille et une nuits ». Le feu de camp, les bougies, le ciel scintillant de millions d’étoiles, tout est réuni pour vous faire vivre un moment inoubliable. Après un dîner festif, Ali, astronome professionnel, vous initiera à sa science dans ce lieu où nulle pollution ne vient altérer un spectacle féerique.

Unsplash / Ignacio Ceballos

Puis vient l’instant que l’on attend avec impatience. On découvre son abri pour la nuit. Une tente berbère décorée avec raffinement, dans une déclinaison de blancs et de beiges avec un lit king size, un bureau, un salon et une salle de bains… Un feu de cheminée a été allumé pour réchauffer la tente ; les températures sont fraîches dans le désert la nuit. Le confort des lieux n’atténue pas le sentiment de dépaysement. Et on s’endort bercé par le souffle d’une brise légère.

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Le bivouac est à 14 kilomètres du lac Lalla Takerkoust et de multiples activités nautiques : canoë, paddle, Jet-Ski, hoverboard, banane sont à disposition. Bientôt, il sera possible de faire des brasses face à l’Atlas : en effet, le projet d’une piscine et d’une tente « spa » est en gestation.

Les Iles Canaries, valeur sûre

Pour les navigateurs grecs, ses îles marquaient les limites du monde. Platon y situa l’Atlantide. Plus près de nous, les météorologues américains ont officiellement élu son climat « le plus agréable de la planète »… Mais, pour les Français, l’archipel de Macaronésie semble tout juste émerger de l’Atlantique. A 150 kilomètres des côtes marocaines, le soleil garanti et des paysages totalement renversants… de Tenerife à Gomera, les Canaries font le show, en jouant chacune leur numéro. A Lanzarote, les cratères lunaires sans l’ombre d’un arbre et les canyons arides. A Tenerife, la jungle luxuriante et les bananeraies à perte de vue. Et pour pimenter le séjour, une cuisine fusion aux influences latino-africaines, du pot-au-feu de manioc aux recettes sucrées-salées. Savoureux, local, sain et bio.

Unsplash / Dailos Medina

Très loin, tout ça, du « sol y playa », soleil et plage, l’image qu’on se faisait de l’archipel espagnol avec les Européens du Nord en armada, ne cherchant qu’à buller dans des hôtels-clubs low cost. Efficace pour faire fuir les Français, ouverts à toutes les expériences sauf à passer des vacances parmi les bataillons d’Anglais et d’Allemands. Et puis la donne a changé. Le printemps arabe et les soubresauts de ces derniers mois ont peu à peu effacé de la carte touristique Turquie, Tunisie ou Egypte. « Chaque fois que se produit un événement tragique, nous observons une hausse des arrivées de touristes en Espagne », constate Oscar Perelli, chez Exceltur (association espagnole des professionnels du tourisme). Les Canaries profitent à fond de ce retour aux fondamentaux.

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