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Far West : Tête-à-tête avec les bisons

Image d'illustration. | © Unsplash / Bryce OIsen

Voyages

Chaque année, dans le Dakota du Sud, de purs cow-boys rassemblent le plus grand troupeau public de bisons afin de les recenser. Un spectacle unique au monde où la terre tremble littéralement. Et qui vaut à lui seul le déplacement dans cet vtat du Midwest où les grands espaces sont rois.

D’après un article Paris Match France de Romain Clergeat.

C’est d’abord un grondement. Sourd. Puis qui prend de l’ampleur. Jusqu’à ressembler à un roulement de tambour. Et enfin, ils apparaissent. Au sommet d’une colline des Black Hills du parc d’État Custer où ils vivent en liberté : 1 460 bisons, ou « buffalos » comme on dit aux États-Unis, probablement le plus grand troupeau public au monde. La raison pour laquelle Kevin Costner vint y tourner une des scènes les plus spectaculaires de « Danse avec les loups ».

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Aujourd’hui, les Indiens ne sont plus là mais les bisons dévalent à toute allure les pentes des collines. Autour d’eux, des « wranglers » les orientent vers le corral où, comme chaque année, on les rassemble au cours d’un « roundup ». Le 54e du nom. Une tradition depuis 1965 dans le Dakota du Sud. Un événement international (on y a croisé des Chinois et des Afghans !) auquel assistent 25 000 personnes, et sans doute un des moments les plus authentiques de ce Far West qui n’existe plus.

Ici, on ne joue pas aux cow-boys pour plaire aux touristes. La soixantaine de cavaliers volontaires sont tous des fermiers, montant tous les jours. Sauf peut-être Kristi Noem, la gouverneure du Dakota du Sud, qui n’hésite pas à enfourcher son cheval pour rabattre le troupeau. Un peu comme si un député du Gard allait défier le taureau dans l’arène. Car il ne faut pas s’y tromper. Aux États-Unis, les bisons sont considérés comme étant aussi dangereux que les ours pour les touristes. Cet animal, d’une tonne pour les plus gros et à l’allure pourtant bonhomme, peut décider de foncer sur ce qui le dérange sur un coup de tête. Et avaler le terrain à plus de 50 km/h.

Cette année, 470 têtes seront vendues

Lors du « roundup », on voit ainsi les cavaliers obliger leur monture à adopter l’allure maximale pour tenter de rattraper un récalcitrant. Au bout d’une heure, le troupeau est rassemblé. Ne reste plus qu’à l’orienter vers le goulet final. La partie la plus délicate. Dans une furia d’incompréhension, les bisons se mettent à tourner en rond. Certains tentent une percée. Un vent de panique s’empare des organisateurs lorsqu’un groupe, à l’allure décidée, fonce sur le cheval de la gouverneure. Aussitôt, plusieurs cow-boys arrivent à la rescousse à grands coups de « yiah ! » qui finissent par convaincre les animaux de rebrousser chemin.

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Étape suivante, examiner les bisons et s’assurer qu’ils sont en bonne santé. Puis ils sont comptés et certains vendus aux enchères début novembre. En effet, on maintient chaque année un nombre maximal de bisons afin de préserver l’équilibre écologique du parc de 40 000 hectares.

 

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Can’t wait to hang out with my homies again soon. #sharecsp #HiFromSD

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Cette année, 470 têtes seront vendues. Environ le nombre de bisons vivant aux États-Unis au début du XXe siècle. Sur 70 millions avant l’arrivée des colons européens… Les Indiens le chassaient pour vivre. Les Blancs pour des raisons moins glorieuses. Buffalo Bill en aurait tué à lui seul 4 282. Heureusement, les temps ont changé et il reste ce « roundup » exceptionnel pour admirer un animal magnifique qui est, depuis 2016, devenu le mammifère officiel des États-Unis. Un gage de survie.

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