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L’enfer à Hallstatt, ce village anonyme qui croule sous les fans de la Reine des Neiges

Le village de Hallstatt croule sous les touristes à cause du film la Reine des Neiges

Le petit village doit faire face à 10 fois plus de touristes qu'il y a dix ans. | © Dimitry Anikin/Unsplash

Voyages

Vous savez où ne pas vous rendre cette année.

 

Il existe un petit village en Autriche qui était jusqu’ici resté largement anonyme, malgré le cachet de ses maisons, son emplacement privilégié au bord d’un lac et son décor spectaculaire de monts embrumés. Le village alpin reculé par excellence. Mais cette petite bourgade classée à l’Unesco et d’apparence paisible souffre ces dernières années d’un afflux massif de touristes.

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Apparue dans une émission sud-coréenne, la petite ville a tellement charmé les étrangers qu’un magnat chinois des mines a dépensé plus de 800 millions d’euros pour reconstruire sa réplique parfaite dans une province de Guangdong, en Chine. Certains fans du dessin animés la Reine des Neiges s’y rendent également comme sur un lieu de pèlerinage en prétendant que le patelin a inspiré les créateurs du dessin animé pour créer le village d’Arendelle dans le film de Disney, nous apprend The Guardian. Il n’en fallait pas plus pour attirer des millions de touristes, principalement de Chine, Hong Kong, Japon et Corée du Sud.

Chaque jour, ils sont environ 10 000 à se rendre dans ce petit village situé à quatre heures de train de Vienne, pour prendre une photo et puis s’en aller. C’est six fois plus de touristes par habitant qu’à Venise. Une véritable marée humaine pour les habitants des lieux qui sont au nombre de 778, explique encore The Guardian. Il y a dix ans, ils accueillaient à peine une centaine de visiteurs par jour. Si on peut dire qu’ils sont une aubaine pour les magasins saisonniers qui peuvent à présent se permettre de rester ouverts toute l’année, des problèmes ont aussi été soulignés : les détritus, les drones, les prix qui explosent, etc. Mais les autorités communales sont désemparées face à un tel engouement. Si elles espèrent réduire les 20 000 bus touristiques annuels qui se rendent dans leur ville, elles ne disposent que de très peu de moyens légaux pour y faire face.

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