Paris Match Belgique

Reportage à Verbier : Retour à la nature dans les Alpes suisses, loin des sentiers battus

Reportage à Verbier : Retour à la nature dans les Alpes suisses, loin des sentiers battus

C’est un sentiment de totale liberté quand nous marquons les premières traces dans la neige avec nos raquettes. | © Paris Match Belgique / Elodie Métral

Voyages

La montagne en hiver n’est plus réservée qu’aux skieurs. Se reconnecter à la nature, profiter du calme de la montagne, déconnecter du quotidien… c’est le programme que nous propose Verbier en Suisse francophone. Une déconnexion totale encore plus appréciable après ces deux années de confinement. Reportage.

 

À tout juste 1h30 d’avion de Bruxelles, le trajet est extrêmement simple et rapide. Arrivé à l’aéroport de Genève, il suffit de prendre le train qui longe le lac Léman. Le voyage est dépaysant et appréciable. La vue est tout simplement magnifique, avec d’un côté le soleil qui se reflète sur l’immense lac, et de l’autre des vignes à n’en plus compter. On passe par de grandes villes comme Lausanne et Montreux, avant de descendre à la gare « Le Châble ». On prend ensuite une télécabine dans la même gare, qui nous emmène directement au pied de la station de Verbier.

Reportage à Verbier : Retour à la nature dans les Alpes suisses, loin des sentiers battus
© Paris Match Belgique / Elodie Métral

Si Verbier est forcément très touristique, ce n’est pas le cas de la région du Val de Bagnes. Pour découvrir au mieux les coins plus naturels et reculés, nous partons pour une balade en raquettes avec Mélanie, accompagnatrice en moyenne montagne. Après un repas très copieux au Café du Levron, Mélanie nous équipe avec des détecteurs de victimes d’avalanche (DVA) et nous explique le fonctionnement. Ces appareils nous permettent en cas d’avalanche de retrouver une personne piégée dans la neige. En changeant pour le mode « recherche », notre écran indique à combien de mètres se trouve une personne toujours en mode « émission ». Équipés des DVA, d’une pelle et d’une sonde, nous partons en toute sécurité dans une montée plutôt sèche quand on n’est pas très sportif. Malgré l’effort, on apprécie la vue imprenable sur les autres versants de la montagne, et profite rapidement du silence profond de la forêt.

Après deux heures de marche, nous découvrons un superbe refuge, la Cabane du Lein, entièrement rénové avec une salle de bain et un dortoir pour 12 personnes. Si l’été, le refuge est accessible en voiture par la route, il est totalement coupé de tout accès durant l’hiver. Alors que l’on admire le coucher du soleil depuis la salle commune, Mélanie nous prépare déjà une fondue.

Reportage à Verbier : Retour à la nature dans les Alpes suisses, loin des sentiers battus
© Paris Match Belgique / Elodie Métral

Nous repartons le lendemain pour une balade plus paisible entre les sapins. La neige brille avec les premiers rayons du soleil, ce qui sublime le paysage. C’est un sentiment de totale liberté quand nous marquons les premières traces dans la neige avec nos raquettes. Nous traversons ainsi la forêt, découvrant des plaines enneigées et des panoramas à couper le souffle.

Reportage à Verbier : Retour à la nature dans les Alpes suisses, loin des sentiers battus
© Paris Match Belgique / Elodie Métral

Brasserie, ski de fond et panoramas

À notre retour à la civilisation, nous découvrons un tout nouveau café : Sëtâ të (un patois local qui veut dire « assieds-toi »). Plus qu’un café, les gérants voulaient créer un véritable lieu de vie où les habitants de la Vallée puissent se retrouver. Nous visitons la micro-brasserie tenue par l’Amicale des brasseurs de Vollèges. L’idée est née il y a plus de 10 ans par une bande de copains qui n’avaient aucune connaissance particulière, mais qui étaient de véritables passionnés. Ils deviennent propriétaires de l’ancienne laiterie du village de Vollèges et lancent leur production. Aujourd’hui, ils produisent 12 000 litres par an. Cette coopérative n’a pas la folie des grandeurs, et souhaite avant tout en faire profiter leur entourage, les habitants de la région et les curieux de passage. Tous produisent les bières bénévolement pour la coopérative, après (ou avant) leurs heures de travail. Un véritable dévouement quand on sait qu’il faut en tout 8 heures pour faire une cuve de bière.

Reportage à Verbier : Retour à la nature dans les Alpes suisses, loin des sentiers battus
Piste de ski de fond a Plamproz. © Verbier.ch / Raphaël Surmont

Au fond de la vallée, à Plamproz, nous nous essayons également au ski de fond. Une sensation totalement différente du ski de piste. On est beaucoup plus léger, et on a presque l’impression de glisser comme avec des patins à glace à certains moments. Si le village enclavé entre les montagnes ne voit pas beaucoup les rayons du soleil, le spectacle est tout de même magnifique.

Reportage à Verbier : Retour à la nature dans les Alpes suisses, loin des sentiers battus
© Paris Match Belgique / Elodie Métral

Nous finissons par découvrir Verbier, où la station plus touristique contraste forcément avec les lieux plus tranquilles découverts les jours précédents. Malgré cette opposition, Verbier est une station élégante et agréable. L’architecture en bois et en pierre s’harmonise naturellement avec l’environnement. Et pas besoin de skier pour profiter des pistes ; il est tout à fait possible de découvrir le domaine en tant que piéton. La station propose des chemins réservés aux piétons à 2 300 mètres d’altitude où l’on peut admirer le paysage tout en se promenant. En prenant plusieurs télécabines, on peut également accéder au sommet du Mont-Fort, à 3 330 mètres d’altitude. Le panorama est à couper le souffle, avec une vue à 360° sur toutes les Alpes, inclus le Mont Blanc.

Reportage à Verbier : Retour à la nature dans les Alpes suisses, loin des sentiers battus
Vue depuis le sommet du Mont-Fort. © Paris Match Belgique / Elodie Métral

Une destination à découvrir aussi bien en hiver qu’en été. Depuis 2015, Verbier a mis en place un VIP Pass. Pour une nuit passée à l’hôtel ou dans un AirBnb, le VIP Pass est offert du moment que l’on paye la taxe de séjour. En plus d’offrir des réductions sur une centaine d’activités, il permet d’utiliser les bus gratuitement, ainsi que sur les remontées mécaniques.

CIM Internet