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Bientôt, nous pourrons voyager dans des capsules

Premier prototype de l'Hyperloop One, le 12 juillet 2017. | © AFP

Voyages

Une startup américaine a effectué avec succès le premier test complet de son concept de train à très grande vitesse.

La startup américaine Hyperloop One, qui développe le concept futuriste de train à très grande vitesse Hyperloop, a effectué avec succès le premier test complet de son système à sustentation magnétique, d’après le communiqué publié mercredi. Le concept d’Hyperloop consiste à propulser des passagers dans des capsules maintenues en l’air grâce à des aimants dans un tube à basse pression à une vitesse qui pourrait atteindre 1 200 kilomètres par heure. Vieille idée du monde des transports, elle a été relancée en 2013 par le milliardaire Elon Musk, déjà derrière les voitures électriques Tesla et le lanceur de satellites SpaceX.

Lors du premier test de l’Hyperloop le 11 mai 2016 à Las Vegas. © BELGA/John GURZINSKI/AFP

« Nous avons mis le ciel dans un tube »

« Hyperloop One a réussi ce que personne n’avait fait auparavant en réalisant avec succès pour la première fois un test grandeur nature des systèmes Hyperloop », a affirmé le co-fondateur et patron de l’entreprise, Shervin Pishevar, cité dans le communiqué. Le test s’est déroulé en mai dans le désert près de Las Vegas. L’engin-test est parvenu à s’élever au-dessus des rails pendant un peu plus de 5 secondes grâce à la sustentation magnétique, atteignant la vitesse de 112 kilomètres par heure, selon Hyperloop One.

« En créant un vide total, nous avons littéralement mis le ciel dans un tube, comme si vous voliez à 60 000 mètres d’altitude », ajoute l’entreprise, qui avait déjà testé avec succès son système de propulsion. Cette fois, Hyperloop One a testé le moteur, la pompe à vide, la sustentation magnétique et le frein électromagnétique.

En France, la SNCF fait partie des investisseurs

La startup a aussi annoncé mercredi avoir construit un prototype de capsule, faite d’aluminium et de fibre de carbone, destinée à transporter des passagers ou du fret dans les tubes. Elle mesure 8,5 mètres, selon l’entreprise. Hyperloop One compte notamment parmi ses investisseurs la société française de chemins de fer SNCF, le conglomérat américain General Electric, le fonds souverain russe RDIF et le géant portuaire de Dubaï, DP World Group.

Elon Musk n’a fait que relancer l’idée et n’a pas de participation financière dans ces startups.

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