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On vous emmène en escapade à Lille 3000 à deux pas de chez nous (2)

Lille célèbre le rêve et la nature jusqu’au 2 octobre avec « Utopia », chapitre sublime et nouvelle édition thématique de Lille3000. | © DR

Voyages

Les vacances sont terminées pour beaucoup mais l’occasion est belle de s’évader à nouveau, le temps d’un week-end, à un saut de puce de nos contrées. Place à Utopia ou comment conscientiser les visiteurs à la nature en laissant la priorité à l’émerveillement.

 

Après une première salve d’expos et adresses il y a un mois, voici d’autres lieux et coups de cœur à vous faire adorer la rentrée !

Métamorphoses urbaines

La nature contemplée, respectée, protégée, imaginée. Lille se pare d’installations qui, tout en laissant une part importante au conte et aux sourires de l’enfance, n’en délivrent pas moins une message de réflexion quant à la planète et son devenir. Il y a bien sûr les « Moss people » de Kim Simonsson bordant la rue Faidherbe. Mais également les irrésistibles Nanitos de Jean-François Fourtou, jardiniers appliqués à tête de légume. La théière de Joana Vasconcelos, à la Maison Folies Wazemmes, qui feront la joie des instragrameurs. N’hésitez pas à traverser la rue pour y quérir un thé à la menthe au café du coin et le déguster dans cette structure digne de « Alice au pays des merveilles ». Le »cubikron3.0 » d’Éric Baudart, au Parc Matisse, formé de sommiers métalliques à ressorts, offre un abri protecteur à la végétation. Lille se visite dans ses moindres recoins.

Le Serpent cosmique

©Maxime Dufour

Et si hommes et femmes n’étaient, depuis toujours, que des chamans vecteurs de la représentation de l’ADN, serpent intrigant mais seulement découvert par les scientifiques qu’à la moitié du 20e siècle ? Autant dire que la proposition avait de quoi titiller l’imaginaire de nombre d’artistes qui ont, avec enthousiasme, pris possession des espace du très classique et respectable Musée de l’Hospice Comtesse. Oubliez le réel, bienvenue dans un univers de fantasmes colorés, de représentations oniriques et d’installations désopilantes. Le célèbre Arcimboldo revisité par le sculpteur Philip Haas, les Nanitos qui s’en donnent à cœur joie dans une salle de banquet, une machine qui vous délivre un message secret après imposition des mains… On sourit, beaucoup, et on se dit surtout que l’art a ceci de formidable qu’il bouscule nos certitudes.
Le Serpent cosmique, Musée de l’Hospice Comtesse à Lille, jusqu’au 2 octobre

Le Jardin d’Eden

©Maxime Dufour

Quand les artistes imaginent des futurs utopiques, comme une possibilité éloignée et poétique de rapports idéalisés avec le végétal et le vivant. Les œuvres ont pris place dans trois lieux différents et réaffectés. Joana Vasconcelos étend ses textiles et habille le réel de crochet coloré. Le Flamand Peter de Cupere fait fleurir un bulbe géant dans une église. Un tronc d’arbre se renifle, tandis qu’un cactus s’élance du plafond. La nature n’est pas toujours là où on l’attend. Ludique et enchanteur.
Le Jardin d’Eden, Maison Folie Wazemmes et Moulins, église Sainte-Marie-Madeleine, jusqu’au 2 octobre

Novacène

©Maxime Dufour

Il aurait été déplacé d’occulter les échéances climatiques et les défis environnementaux en boudant des œuvres qui interpellent plus qu’elles ne séduisent. Quoique… La beauté réside aussi dans des créations qui agissent comme une véritable claque. Et les espaces de la Gare Saint Sauveur permettent des installations monumentales. Le regard est captivé par l’œuvre de boue de Fabien Leaustic, les encres de toute beauté d’Omar Victor Diop… Taisia Korotkova, artiste russe engagée, peint sur les nappes de son enfance, jouant d’une double lecture recto/verso et c’est bluffant. Et puis, il y a la fontaine en feu de Julian Charriere. L’émotion est immédiate. Plus loin, un groupe d’enfants exprime son ressenti. Les propos sont d’une vérité désarmante. La Terre, forte et fragile, nous parle.
Novacène, Gare Saint Sauveur, jusqu’au 2 octobre

Pour se promener
Le marché de Wazemmes : l’un des marchés les plus étendus de France se tient le dimanche matin dans l’un des quartiers animés et populaires de Lille. L’occasion de profiter également des Halles et de leurs beaux produits de bouche.

Pour manger
Le Bierbuik/Bloemeke : nouvelle adresse du chef Florent Ladeyn, chouchou des Lillois et bien au-delà depuis sa finale flamboyante à Top Chef. Un estaminet à l’ambiance sans chichis et des plats à se partager pour un prix riquiqui. À l’étage, l’autre restaurant propose un menu unique à 25 €. L’homme a décidé de toucher tous les cœurs et toutes les bourses. Respect.
https://bierbuik.fr/

Le Rouge Barre : Steven Ramon, autre chef issu du célèbre concours culinaire, a le respect du produit comme de sa clientèle. Une très belle cuisine pour une addition plus qu’honnête. Une adresse qui n’en finit pas de séduire.
https://www.rougebarre.fr/

NŪ : Restaurant et bar très couru, il offre le seul rooftop de la ville et une vue incomparable sur la métropole lilloise. Gamme de prix supérieure mais la qualité de la cuisine fusion proposée, le décor et le service le valent amplement.
https://www.nu-lille.fr/

 

©Renaud Wailliez

Pour se loger
Le Mama Shelter : gros coup de cœur pour cet hôtel à la déco joyeuse signée Jalil Amor et au service impeccable qui mise sur une qualité d’accueil 5 étoiles pour un prix hautement abordable que c’en est à peine croyable. Le restaurant, à la cuisine éclectique et savoureuse, et le bar à la terrasse chaleureuse ne désemplissent pas. « A place to be » qui mérite son succès, à quelques mètres des gares Lille Europe et Lille Flandres, et à 10 minutes du centre. Les articles de mode à l’effigie de la chaîne se révèlent tout aussi attractifs.

 

©Renaud Wailiez
Mots-clés:
exposition Lille escapade
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