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Tourisme : comment notre façon de voyager participe au réchauffement climatique

Plusieurs pistes sont à envisager. | © Belga

Voyages

Voyager séduit de plus en plus de monde, mais le tourisme durable progresse lui lentement.

Le réchauffement climatique est une réalité qu’il ne faut plus prouver. Depuis plusieurs années, les scientifiques et les associations sont de plus en plus nombreux à tenter de sensibiliser la population et à l’inciter à changer ses habitudes. Consommation d’énergie, recyclage et habitude alimentaire, les façons d’influencer à notre échelle la planète sont nombreuses.

Et ces changements peuvent également passer par notre façon de voyager en adoptant notamment le tourisme durable. « Un tourisme qui tient pleinement compte de ses impacts économiques, sociaux et environnementaux actuels et futurs, en répondant aux besoins des visiteurs, des professionnels, de l’environnement et des communautés d’accueil », selon la définition de l’Organisation Mondiale du Tourisme.

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En France par exemple, le tourisme produit chaque année 118M de tonnes de CO2, soit l’empreinte carbone de 11M de Français. La consommation d’eau et d’électricité, le carburant utilisé lors des voyages (en avion ou en voiture), la pression sur la biodiversité, la production de déchet et la pollution, ou encore la pression sur la population locale, voici tant de conséquences que peuvent avoir le tourisme de masse.

Quelles solutions ?

Mais comment changer nos habitudes ? Plusieurs pistes existent. Ainsi Atout France, l’Agence de développement touristique de la France, tente à sa manière de promouvoir un maximum de voyages et de destinations en France qui promeut l’éco tourisme. Chalets bioclimatiques, campings adaptés au changement climatique, itinéraire découverte sans voiture… Le solutions sont nombreuses. Le Fond du tourisme durable tente lui aussi de changer la donne en accompagnant les restaurateurs et les hébergeurs pour les amener à réduire leur impact environnemental et en accélérant l’émergence et le développement d’offres de « slow tourisme ». De plus en plus de destinations touristiques tentent également de proposer des offres avantageuses pour la population environnante, l’incitant ainsi à moins se déplacer pour profiter de ses vacances. Enfin, plusieurs associations tentent à leur manière d’agir. On peut notamment citer Unisoap qui collecte et recycle les savonnettes usagées des hôtels à des fins humanitaires.

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Malgré tout, énormément de travail reste à faire. En 2017, à peine 10% des touristes belges tenaient compte du tourisme durable lors du choix de leurs vacances, selon une enquête menée par TUI. De fait, le manque d’information claire, la multiplicité des labels et le manque d’implication des autorités sont tant de freins au développement du tourisme durable. Néanmoins, en Belgique l’éveil des consciences semble lui aussi être en marche. On peut notamment citer comme exemple le Guide du tourisme durable en Wallonie, sorti il y a quelques années. Ou encore le code de conduite imaginé par les Affaires étrangères, reprenant 17 conseils pour voyager de manière éco responsable. De prochaines études dans le secteur viendront clarifier la position de notre pays en la matière. Dorénavant, vous verrez peut-être les choses différemment lorsque vous planifierez vos prochaines vacances.

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