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8 choses à savoir sur le Panama (qui n’ont rien à voir avec le football)

Le Trump Ocean Club. | © AFP PHOTO / RODRIGO ARANGUA

Voyages

Si le Panama est l’un des futurs adversaires de la Belgique à la Coupe du monde de football, il s’y cache bien plus que le stade Rommel Fernández.

 

Roulement de tambour. Ce vendredi, le Panama était le dernier pays a entrer dans le groupe G de la Coupe du monde de football, dont fait également partie la Belgique. Aux côtés de l’Angleterre et de la Tunisie, il faudra donc affronter ce drôle de pays d’Amérique centrale, qui fait la jonction entre le Costa Rica et l’Amérique du Sud et s’est doté d’un chantier bien connu : le Canal de Panama. Mais à moins d’être un globe-trotter aguerri, on connait en général bien peu de choses sur cette république chaleureuse. On lève le voile en x points, histoire de se la raconter au moins autant que Rodrigo Beenkens devant le futur match des Diables rouges.

©Reinhard Kaufhold/dpa-Zentralbild/ZB

Faux ami

Avant toute chose, oubliez tout ce que vous pensiez savoir de l’un de ses symboles, le chapeau panama. Le couvre-chef n’a rien à voir avec le pays actuellement dirigé par Juan Carlos Varela : il est en réalité originaire d’Équateur. Et les Équatoriens en portaient déjà en 4 000 avant Jésus-Christ – soit avant tout le monde.

De la dynamite

À propos du fameux Canal de Panama : ce chemin maritime inauguré en 1914 est une véritable prouesse d’ingénierie, l’une des plus difficiles de tous les temps. S’il a considérablement changé le commerce américain, le construire n’a pas été sans mal : il a fallu près de 3 000 tonnes de dynamite pour creuser le canal. Le coût humain du chantier fut quant à lui dramatique : 27 000 ouvriers ont péri durant sa construction.

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Des îles paradisiaques…

Des centaines d’îles peuplent les côtes du Panama et leurs eaux sont parmi les plus limpides et idéales de l’Amérique centrale pour s’offrir une plongée. Qui plus est, vu l’étroitesse du pays, on peut plonger au large de chacune de ses côtes la même journée : soit découvrir la mer des Caraïbes et le Pacifique en 24 heures. Et pour ceux qui sont à la recherche de davantage d’originalité que des eaux turquoises, le Canal de Panama s’explore également. On y va en revanche pas tant pour les poissons que pour la quantité d’épaves abandonnées dans ses fonds.

…et un véritable paradis fiscal

Il y a un an et demi, le monde tremblait sous l’effet d’une fuite qui a fait l’effet d’un raz-de-marée : les Panama Papers. Le pays, qui est l’un des derniers paradis fiscaux au monde, n’a pas pu cacher les secrets que contenaient les documents du cabinet d’avocats panaméen Mossack Fonseca : des informations sur plus de 200 000 sociétés offshore, qui mettaient à l’abri des chefs d’État, des milliardaires, des sportifs et autres célébrités.

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©AFP PHOTO / RODRIGO ARANGUA

Trump y est « le plus grand »

Le complexe hôtelier de Donald Trump, le Trump Ocean Club, est la plus haute tour du Panama… mais pas seulement. Avec ses 284 mètres, elle est la plus grande de toute l’Amérique latine.

Seco Herrerano

Au bord de la piscine du Trump Ocean Club, on peut sans aucun doute siroter du Seco Herrerano. Bien que très peu connu chez nous, il est l’alcool national du Panama. Obtenu du sucre de canne, il remplace facilement le rhum ou la vodka dans les cocktails à palmiers. Santé !

Mardi gras

Oubliez Rio, le carnaval de Panama City vaut son pesant de cacahuètes et rameute chaque année 25 000 visiteurs. Forcément, il y a les costumes, mais les tenues dont les Panaméens sont les plus fiers, ce sont les polleras, des robes tradictionnelles qui virevoltent au son des fandares. Elles ont leur propre journée, la veille du dimanche gras. La petite semaine de festivités se clôture par « l’enterrement de la sardine », qui signifie la fin du carnaval et le début du jeûne.

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Suivez le gang !

À Panama City toujours, si nombre de quartiers de la ville restent dangereux pour les touristes en raison des risques de vols, on peut visiter la capitale escorté par d’authentiques ex-membres de gangs. Pour faciliter leur réinsertion, une association baptisée « Esperanza Social Venture Club » les forme à travailler dans des hôtels et restaurants. Une entreprise menée par cinq anciens membres de gangs est née de ce programme et propose aux touristes de leur donner un véritable aperçu du « Casco Viejo ». Ils leur content le quartier tel qu’il l’a été et comment ils sont parvenus à changer de vie, en même temps que le voisinnage. Une visite guidée sans aucun doute unique.

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